Harcelement et viol conjugal

Bonjour, Apres des mois de souffrances et d'humiliations j'ai décidé de partir. Pas d'argent pour me reloger, c'est pour cela que j'ai accepté de subir des violences, pas le choix pour avoir un toit. En partant, je savais que j'allais être SDF, mais je ne pouvais plus subir, et j'avais peur, tellement peur. J'ai déposé plainte auprès du Procureur. Quelques mois après, j'ai été convoqué au commissariat. Audition, entretiens auprès du psychologue de la police puis avec celui du parquet. On m'a laissé entendre, que malgré la gravité des faits, ma plainte n'aboutirai sans doute pas, car, je suis restée des mois avant de partir. Ou aller ? la rue m'effrayait, alors j'ai gagné du temps en me soumettant. Que faire pour que l'on soit entendu, comprise. Je vis dans la misère avec la peur, la honte, je ne me reconstruirai jamais et lui va continuer sa vie. J'ai compris à présent que je vivais avec un pervers narcissique. Je ne savais pas de quoi ils étaient capables. Je demande juste que mon histoire ne soit pas une affaire classée car aucune femme ne pourra être aidée. Briser le silence, mais je suis la seule à écouter. J'ai été violenté durant des mois, ma vie piétinée, brisée. Aujourd'hui après avoir osé racontée, je repars avec mes blessures et une de plus, celle de l'incompréhension. Double humiliation, puisque ma douleur ne connaitra jamais de répit. Oui, je suis restée, je n'avais pas le choix. Et si j'étais partie plus tôt, qui aurait écouté ? Une loi a été voté, mais il m'aurait fallu être retrouvée morte chez lui pour que l'on m'aide???? Merci